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Avons-nous besoin des OGM pour nourrir le monde ?
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Avons-nous besoin des OGM pour nourrir le monde ?

environnement et cultures | 18 avril 2014
Avons-nous besoin des OGM pour nourrir le monde ?

L’augmentation de la population mondiale et de la demande alimentaire va obliger l’agriculture à accroître sa production de 70 % d’ici 2050.
La réponse à ce dilemme pour les défenseurs des OGM est soit de produire plus par unité de surface, soit d’étendre les surfaces cultivées ; ce qui, selon eux, contribuera à réduire la dégradation des zones riches en biodiversité.

La productivité
Selon l’Union of Concerned Scientists, les performances des cultures génétiquement modifiées pour accroître le rendement sont finalement modestes par rapport aux recherches réalisées en vingt ans. En effet, les OGM ont permis un gain moyen de 3 à 4 % pour les cultures de maïs entre 2004 et 2008 et quasi nul pour le soja.
En comparaison, les résultats de l’agroforesterie montrent qu’une parcelle de 100 hectares pouvait produire autant de biomasse qu’une parcelle de 136 hectares où arbres et cultures auraient été séparés (source INRA).

Selon Olivier de Schütter, rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation, nous serions en mesure de multiplier les rendements de cultures vivrières au moins par deux grâce aux pratiques agroécologiques.

La lutte contre les parasites
De nombreux travaux agronomiques ont montré que les parasites se développent plus particulièrement et à plus grande vitesse dans les parcelles de monoculture pour deux raisons : la résistance immunitaire des plantes diminue sur des sols appauvris et elles sont plus vulnérables dans un environnement à culture unique. Faire cohabiter une grande diversité de cultures sur une même parcelle comme le propose l’agroforesterie est un moyen bien moins onéreux et beaucoup plus sain sur le long terme que l’utilisation de pesticides.

La lutte contre la sécheresse
Les sécheresses dans les pays du Sud imposeraient d’utiliser des espèces génétiquement modifiées. Or, là encore, une étude du Rodale Institute sur trente ans et portant sur des cultures de soja et de maïs a montré que l’agriculture biologique était 30 % plus performante les années de sécheresse. Une étude de l’ONU a également montré que les pratiques agroécologiques augmentaient la quantité d’humus dans le sol, permettant une rétention d’eau beaucoup plus importante.

Pour découvrir notre projet « agroforestier »