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Eduquer une femme, c’est éduquer une nation
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Eduquer une femme, c’est éduquer une nation

protection de l enfance | 8 mars 2015
Eduquer une femme, c’est éduquer une nation

Au Burkina Faso, de nombreux enfants sont amenés à vivre dans la rue ou encore mariés très jeunes suite à la dislocation de la cellule familiale, au décès d’un parent, et à la défaillance du système éducatif.
Insolites Bâtisseurs soutient le programme de l’Association Jean Yves Denis Pour Vaincre l’ignorance d’aide aux frais de scolarité, de santé et de nutrition des enfants défavorisés et notamment des jeunes filles de Ouagadougou.

A l’occasion de la journée internationale de la femme, Thérèse Ilboudo, Présidente de l’Association, nous raconte :

Le Burkina Faso est l’un des pays le plus pauvre de la planète : chaque jour, au détour d’une rue, à la télé, dans nos familles, nous sommes face à la pauvreté de plus en plus grandissante de la gente féminine. Premières à se lever et dernières à se coucher, elles sont le pilier de la famille et n’ont pas les mêmes chances de scolarité, d’accès à un emploi décent et plus tard, à la gouvernance que les hommes.
Malgré la pauvreté de mes parents, je n’ai compté que sur moi-même : mariée très jeune, j’ai continué l’école pour aboutir à un diplôme universitaire qui me rend aujourd’hui libre financièrement.

Comment résister individuellement au fléau de la discrimination de genre ?

Il faut une révolte intérieure : écouter cette indignation face à l’inadmissible sacrifice de toutes ces jeunes filles et prendre en main son avenir. Quand une femme s’affranchit, elle élève avec elle son entourage.
Aussi, il est très important que la femme soit éduquée et autonome pour que la famille soit équilibrée et solide.

Quel message souhaitez-vous transmettre aux femmes du monde ?

Nous avons besoin que les politiques mettent en place des programmes d’actions efficaces pour la réalisation des droits des femmes notamment de leur intégrité physique et morale.
Enfin, il n’y a de fatalité que celle qu’on tolère et les plus grands murs finissent par s’écrouler sous le poids de l’entêtement vertueux : Il n’y a rien de plus fort qu’une femme éduquée et résolue.

Pour en savoir plus